À la découverte de Survilliers

Distance : boucle de 2,4 km
Durée : 1h15
Difficulté : aucune
Départ 49°5’56 N 2°32’36 E

église survilliers

1. L'Hôtel de Ville

Départ depuis l’hôtel de ville, construit au début du 20e siècle à l’emplacement d’un ancien château du 18e s. Plusieurs propriétaires se succèdent jusqu’au frère de Napoléon : Joseph Bonaparte qui l’acquiert en 1803. Après un incendie en 1903, il est rapidement reconstruit dans le style néo-Louis XIII : soubassement en meulière, briques et pierre de taille pour le corps central encadré de deux pavillons en avancée, ouvertures régulières et symétriques et hauts toits à quatre pentes. La municipalité l’achète et le transforme en mairie en 1969. La façade arrière ouvre sur un vaste parc de 8 ha avec des arbres remarquables comme un magnifique vieux chêne d’une envergure de 30m, un hêtre pourpre et un platane. Un boisement prolonge ce parc avec une flore vernale (floraisons au printemps : jacinthe, jonquille) intéressante à préserver. Des vestiges des tranchées du Camp retranché de Paris (1914-1918) subsistent dans les bois de la garenne du Houx.

2. La place du Calvaire

En sortant de la mairie, prenez la rue Cateau en face jusqu’à la place du Calvaire. Réaménagée en 1989, elle marquait autrefois l’entrée du cimetière, situé de ce côté-ci de l’église. Observez au centre de la place, entourée de marronniers et protégée d’une grille, la croix de la fin du 19e s / début du 20e s avec son Christ en croix en fonte peinte protégé d’un auvent en zinc. À côté, la margelle monolithe du 15e s est un ancien puits bouché, enfoui, retrouvé dans la cour des locaux municipaux, puis placé ici. Le dessus est grossièrement évidé en gouttière et se termine par un bec. Trois anciens trous rappellent la structure en ferronnerie supportant la poulie qui surmontait le puits. Le calvaire, le puits et l’ancienne meule de pierre, provenant d’une cour commune, forment un ensemble, témoin du passé de la commune.

3. L'église Saint-Martin

Dirigez-vous à droite rue Pasteur sur 60m jusqu’à l’église Saint-Martin, fondée en 1354 par Guillaume de Meaux. De cette église d’origine, il ne reste que le clocher-tour carré déporté sur le côté droit, avec contreforts et coiffé d’une flèche octogonale. L’édifice actuel date de la fin du 15e s. Remarquable par son unité, de style gothique, elle est constituée d’une nef à quatre travées flanquée de deux bas-côtés et terminée par un chevet polygonal. Le portail en anse de panier surmonté d’une baie en plein cintre avec un double réseau d’arcs moulurés, date de reprises effectuées en 1884 par l’architecte Boulogne dans le style flamboyant. Classée monument historique depuis 1945, elle a subi d’importants travaux de rénovation entre 1976 et 2007. Les grosses bornes sur le parvis proviennent de l’ancien portail du château. L’intérieur est intéressant pour sa Vierge à l’Enfant au buisson ardent du 14e s, son aigle-lutrin et ses voûtes de style Renaissance.

4. Le centre culturel

Empruntez la rue d’Alsace-Lorraine pour longer l’église et l’agréable place bordée d’un double mail de tilleuls. Remontez la rue Jean Jaurès en passant devant l’ancienne mairie-école de 1889 toute en meulière et l’école des filles au style moderniste typique de 1933/37 jusqu’à la place de la Bergerie. Cette place piétonne et la Maison des arts (école de musique, théâtre, bâtiments associatifs) ont été aménagées en 1988 à l’emplacement d’une ancienne ferme, pour devenir un espace de rencontres et de convivialité, où ont lieu les manifestations culturelles de la commune.

5. La Cartoucherie

Prenez à gauche la Grande rue sur 400m, passez devant le Musée de la Cartoucherie, où sont exposées d’anciennes machines et la maison du directeur, tournez à droite chemin des Neuf Moulins jusqu’aux deux pavillons d’entrée de l’usine de la Cartoucherie, créée en 1903. L’usine de pyrotechnie fabrique alors des munitions, des cartouches et des détonateurs. La production, destinée à l’armée s’arrête en 1990. On produit maintenant des détonateurs pour les airbags de voiture et pour le bâtiment. Rapidement l’usine prospère, les ateliers sont agrandis et de nouveaux bâtiments sont créés. Le village va se développer et profiter de cette réussite industrielle. Grâce à une politique sociale forte, environ 200 logements sont édifiés pour l’ensemble du personnel, avec eau courante, gaz, électricité et jardin, constituant plusieurs petites cités ouvrières dans le village (rues de la Cartoucherie, d’Enfresne, Charles Gabel). Passez entre le château d’eau et le réfectoire, continuez tout droit avec à votre droite les jardins partagés, poursuivez sur la sente, après les murs de briques prenez à gauche pour aboutir à un autre quartier d’habitations de la Cartoucherie formant un ensemble architectural homogène à préserver. Descendez l’avenue Charles Gabel, traversez la rue du Houx et entrez par le portail dans le parc de la Mairie pour revenir à votre point de départ.